Au fil de l'actualité

Clôture

         Le site Grille de parole ne sera plus alimenté à partir du 6 avril 2015. 

          Mais la page Grille de parole sur Facebook va poursuivre son chemin en poésie....

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Atelier d'écriture : INSURRECTION POÉTIQUE

Affiche printemps des poetes reducÀ l'occasion et dans le cadre du Printemps des Poètes 2015, l'association Des voix au chapitre propose un atelier d'écriture

Insurrection poétique.

Invitation à une parole qui se lève, voix intérieure ou cri lancé, langue chauffée à blanc qui brûle et rayonne, conscience vent debout et vie ardente.

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Samedi 21 mars 2015, de 15h à 17h

Librairie L'Embarcadère, à Saint-Nazaire


Atelier accompagné par Naëma Revillon.

Sur inscription à la librairie, contact@librairielembarcadere.com, ou au 09 72 45 05 03.

À partir de 15 ans.

8 € la séance (6 € pour les adhérent-es de l’association de soutien), au profit de l'association.

          Pour célébrer ce Printemps des PoètesGrille de parole publiera régulièrement des poèmes insurgés sur sa page Facebook.

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Dansez le poème

À l'occasion du 70e anniversaire de la Libération et de la Victoire sur le nazisme

dimanche 9 mars 2014, à l'initiative du mouvement  Dansez le poème imaginé par le chorégraphe José Montalvo sur le poème de Paul Eluard, Liberté !, on a dansé la poésie.

Des vidéos à voir en cliquant ICI

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Le Printemps des Poètes 2015

L'INSURRECTION POETIQUE

17e Printemps des Poètes
DU 7 AU 22 MARS 2015

          "Fait de langue, la poésie est aussi, et peut-être d'abord, « une manière d'être, d'habiter, de s'habiter » comme le disait Georges Perros. 

          Parole levée, vent debout ou chant intérieur, elle manifeste dans la cité une objection radicale et obstinée à tout ce qui diminue l'homme, elle oppose aux vains prestiges du paraître, de l'avoir et du pouvoir, le voeu d'une vie intense et insoumise. Elle est une insurrection de la conscience contre tout ce qui enjoint, simplifie, limite et décourage. Même rebelle, son principe, disait Julien Gracq, est le « sentiment du oui ». Elle invite à prendre feu. "

Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes 

         " L’œuvre des poètes suivants illustre, chacune à sa manière notre propos : celle des poètes dadaïstes et surréalistes, celle des poètes du Grand Jeu, de la Résistance, de la négritude ou de la Beat Génération... On peut citer encore pour exemple des poètes comme Vladimir MaïakovskiMarina Tsvetaïeva,Antonin ArtaudNazim HikmetIngrid JonkerCharlotte Delbo,Yannis Ritsos, et plus récemment André Benedetto, Armand Gatti,Jean-Pierre Verheggen ou Taslima Nasreen..."


Le comédien Jacques Bonnaffé sera le parrain du Printemps des Poètes 2015.

 

          En outre, le 17e Printemps des Poètes mettra en avant l'œuvre de Luc Bérimont, qui fait l’objet d’un hommage dans le cadre des célébrations nationales de 2015 à l'occasion du centenaire de sa naissance, ainsi que celle des poètes de l'Ecole de Rochefort.

 

          Nous n'oublierons pas Robert Desnos, poète insurgé, résistant, déporté, mort au camp de Terezin le 8 juin 1945. 70 ans après sa disparition, nous aurons en 2015 l'occasion de saluer sa mémoire.

Toutes ces informations recueillies sur le site officiel du Printemps des Poètes sont accessibles en ligne  avec d'autres encore en cliquant sur ce lien.

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Recours au Poème, version numérique

          Dans la suite de sa déclaration fondatrice, "L’heure est venue d’une extension du domaine de la poésie", la revue en ligne Recours au Poème s'est enrichie d'une édition numérique de recueils que ceux qui aiment la poésie vivante peuvent désormais découvrir.

          "Le livre numérique, appelé également livre électronique ou ebook désigne tout livre distribué sous la forme d’un fichier numérique. L’édition, la diffusion et le stockage de la publication se fait alors sous cette forme. Ce système a différents intérêts tant pour l’éditeur que pour le lecteur : la plupart des livres que nous vous proposons n’auraient pas pu être diffusés aussi largement en version papier car le système éditorial du livre traditionnel n’est pas adapté aux livres à petit tirage. 
         En outre, le livre numérique a aussi des avantages pratiques. Les livres ne prennent plus de place, ils sont transportables facilement, et rendent la lecture plus confortable grâce à la police et au corps du texte adaptables à vos besoins."

         On peut s'abonner en ligne. C'est un bonheur de recevoir ces petits ouvrages : belle maquette, textes vibrants, bouleversants, magnifiques...  Et bien sûr, dès que l'on apprécie un auteur, on a aussi envie de chercher une version papier de ses oeuvres publiées ...

À explorer : Recours au Poème éditeurs

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Billet de rentrée

          Un billet pour signaler que l'annuaire s'est enrichi de plusieus adresses : sites consacrés à la poésie, éditions, revues et  que l'agenda mis à jour annonce 

Gare maritime

de prochaines manifestations.

          Et puisque bientôt aura lieu MIDI-MINUIT-POÉSIE à Nantes, c'est un bonheur de rappeler que le dernier numéro de la revue de la Maison de la Poésie de Nantes, GARE MARITIME 2014, est parue en juin. Il rassemble des textes de tous les auteurs invités en 2013-2014 par la Maison de la Poésie de Nantes au festival MidiMinuitPoésie 2013 et au Pannonica où ont lieu toute l'année des lectures lors de rencontres régulières. Chaque auteur est présenté par un autre écrivain.

          Ce numéro au sommaire bien fourni s'ouvre sur la poésie sud-africaine contemporaine à travers quatre écrivains et se poursuit avec "La Série américaine" des Éditions José Corti. Ce ne sont ensuite pas moins de vingt-deux auteurs dont on peut découvrir des textes, sans compter les deux poètes invités par la revue Ligne 13 pour terminer cette saison. 

          Un CD accompagne ce numéro sur lequel on écoute les poèmes lus par leurs auteurs au cours des soirées.

"je lui lance une pièce de vingt centimes dans le cou
au beau milieu de la foule
et le touche
il décline une neige légère en se retournant
restitue du regard les robes volées et tous les bracelets
tu sais bien les bracelets qui percent la couche de neige en tombant
et ne touchent pas le sol"

Cécile Mainardi, "La Blondeur", in Les Petits Matins", cité dans la revue "Gare Maritime", 2014, p. 34, avec une présentation de Roland Cornthwaite.

Chaque jour, ou presque, on peut retrouvre Grille de parole sur sa page facebook, pour un poème et des informations sur l'actualité de la poésie.

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"Promenons-nous dans le bois"

           Ce dimanche, aux Rendez-vous du Bois Chevalier...

          L'accueil, en ce début d'après-midi, est  poétique et musical, musical et poétique, alors que dans la ramure résonne la lecture d'un poème de Jacques FournierArbrures,  accompagnée à la flûte et au synthé par The Stoketti Family :  Skiketto family

  " Les premières lueurs du jour

   inondent le feuillage

   l'arbre

   s'abreuve au fil de l'aube"    Jacques Fournier,  Arbrures, Éd. l'épi de seigle     

           On aime, ce dimanche, se promener en toute poésie dans les allées bordées d'arbres immenses, écouter Bernard Noël lire quelques-uns des cinquante-cinq poèmes du Passager du Mont Athos : " Dans P de brancion b noelle ciel au Levant buée blanche / buée [... ]", entendre tout sur la truffe et entrevoir quelques perspectives sur la forêt dans le cinéma japonais, applaudir Paul de Brancion qui vient de recevoir le Prix de la Poésie 2014 des Yvelines pour  Qui s'oppose à l'Angkar est un cadavre, rire et être ému en écoutant la lecture-performance de Patrick Dubost accompagné à la flûte par Gilles de Talhouët et rêver encore de tous les arbres en poésie au cours d'une ultime balade vespérale... 

           ... et, bien sûr, je n'ai pas pu être présente à toutes les propositions de cette riche et belle journée.

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Un musée maison d'artistes

LA VILLE DE LA BAULE OUVRE UN MUSÉE ET MET À DISPOSITION DES ARTISTES UN ATELIER EN BORD DE MER situé au Pouliguen, à l'entrée de la Côte sauvage.

          L'artiste Bernard Boesch a fait don de sa villa pouliguennaise à la ville de La Baule. De l’acceptation du legs, en 2005, à aujourd’hui, bien des étapes ont été franchies avant la réalisation d'un musée et de salles dédiées à la vie artistique et culturelle, conformément au voeu de l'artiste. Les deux villas, une face mer et la seconde de l’autre côté de la route, présentent la collection des œuvres et numéraires de Bernard Boesch et s'attachent désormais à promouvoir le monde artistique.

          C'est la “seule maison d’artistes de la côte atlantique”, rappelle Yves Métaireau, Maire de La Baule. Elle aura coûté 1,7 M€, entièrement financé par le legs, la Fondation du patrimoine (30 000 €), Cap Atlantique et le Conseil général (200 000 €).
          Depuis la terrasse, la vue sur la baie coupe le souffle. À l’intérieur de la Villa, l’architecte Guy Poilane a magnifiquement réussi à créer un musée, à dimension humaine, clair et résolument contemporain dans sa conception.  Il est doté d’un fond important de tableaux de Bernard Boesch recouvrant toutes les périodes de l’artiste et ouvert tous les jours au public de 10h à 19h,

          "Depuis le mois d’avril et jusqu'à la fin juin, Le Musée Bernard Boesch accueille son premier résident : une jeune artiste-peintre, écrivain et philosophe, Eugénie Paultre. Les tableaux-poèmes réalisés seront exposés à la fin de son séjour, mais aussi durant toute la période de la résidence dans son atelier. A ne pas manquer, l’occasion de rencontrer l’artiste lors des portes ouvertes pendant les journées de L'Art prend l'air, les 17 et 18 mai."

Musée Bernard Boesch : www.facebook.com/MuseeBernardBoesch

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Apéro-poésie d'avril à l'Embarcadère

Dsc01150Jeudi 24 avril, à la librairie L'Embarcadère à Saint-Nazaire, un apéro-poésie a permis d'écouter et de rencontrer trois auteurs accompagnés de leur éditeur Catherine Tourné des Éditions LANSKINE.

Mathias Lair a lu quelques pages d'un texte âpre, La Chambre morte, un discours adressé à une mère qui disparaît. On ressent toute l'impuissance et la force de la relation entre deux êtres. Cet ouvrage "inclassable" selon le mot de Catherine tourné inaugure une nouvelle collection de petits livres : "Format libre". 

Corinne Lelepvrier a poursuivi, à nouveau autour du thème du deuil, avec la lecture de quelques belles pages de Pourquoi la vie est si belle ? (avec Néo et un peu d'oiseaux - pour aider -). Les phrases se cherchent, palpitent, comme des ailes :  "Je trouve pas : je cherche quelques mots qui diraient encore plus grand que ta vie".

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Elles avaient été choisies en connivence avec les extraits de Douceur, de Jacques Estager que l'auteur a lus ensuite.

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Au texte,
Douceur associe des photographies de Jean-Luc Meyssonnier que Jacques  Estager, avant sa lecture, a présentées à l'assistance dans un format plus grand. L'univers d'ombres et de lumière chatoyante du poète, "déjà rêveur des chambres aux fenêtres sur les jardins", ouvre de façon subtile sur ces images troublantes.

Pour terminer, Paul de Brancion a lu une page de Souffle continue de Nathalie Michel, publié aux Éditions Lanskine, texte ponctué de silences où chaque mot résonne comme un appel du vide.

 

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Mathias Lair : http://www.recoursaupoeme.fr/users/mathias-lair

Jacques Estager : Estager Jacques 

Corinne Lelepfvrier : http://corinnelelepvrier.hautetfort.com/pourquoi-la-vie-est-si-belle-avec-neo-et/

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Jeu de piste poétique

         Belle surprise cet après-midi sur un mur du sentier côtier : une gravure de Jean Bonnet.

      Gravure j bonnet  Jean Bonnet a collé il y a presqu'une dizaine d'années déjà une série d'épreuves de ses gravures comme un jeu de piste poétique le long d'un itinéraire connu de lui seul sur le sentier côtier entre Saint-Nazaire et Saint-Marc. Ces gravures reproduisent des poèmes, sonnet de Ronsard, texte de Vian ou de Pérec. Pour chacun, l'artiste a créé une typographie particulière et une mise en espace originale. Il a confié ces oeuvres au temps qui altère toute chose...

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La poésie au Salon Nau Belles Rencontres 2014

 CE QUI RESTE

En quête de poésie, visite guidée de quelques stands du Salon avec, pour fil d'Ariane, des phrases empruntées à l'un des "feux follets" des Éditions L'escarbille, CE QUI RESTE, de Jean-Paul A. (Et d'un clic sur les noms en noir et en gras, le lien emmène au-delà...)

 "Jamais il ne pourrait laisser s'éteindre ces noms, ses titres. Jeanne, Basile, Massue, Anne, Kostas, Djamila, Tristan, Glögg et tous les autres.

 Il les défendrait tous, jusqu'à la fin." (p.11)

         

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            L'escarbille publie des premiers romans et nouvelles. Parcourir le Salon de la Petite Édition Nau Belles Rencontres qui s'est tenu le week-end dernier au Pouliguen  en compagnie d'un ouvrage de cet éditeur , c'est faire le choix de l'écriture. C'est d'ailleurs chez cet éditeur que Jean-François Dubois a fait paraître des extraits de ses Carnets en 2005, Il y a toujours un chien qui court sur une plage, comme autant  d'instantanés poétiques en prose.

Migrante est 1


         
 Sur le stand des Éditions
Cénomane, un très beau livre,  Migrante est ma demeure. Composée de trois recueils, la trilogie de Nils-Aslak Valkeapää, a été traduite du same du Nord par M.M. Jocelyne Fernandez-Vest et publiée en 2008 par Cénomane. Le texte des poèmes est accompagné par des illustrations de l'auteur et la partition de Pehr Henrik Nordgren fidèle en cela à la tradition orale sur laquelle l'œuvre repose. Un poète est un nomade, il rejoint les peuple des longues migrations ancestrales sur les steppes, dans le vent et l'hiver de neige et de nuit...


          "Les flammes murmuraient à son oreille attentive la voix des choses et tous les secrets du monde." (p.14)

                Abondance d'ouvrages de poésie sur le stand des éditions Esperluète.

Ed l esperluette

Ils associent tous le travail d'écrivains et de plasticiens. La richesse du catalogue, l'émotion née de la rencontre entre la justesse, la beauté des textes et la grâce, le souffle de l'oeuvre plastique laisse à chaque fois bouleversé. On repart avec ces miracles : ces feuillets légers de 10,5 x 20 cm, un poème ou un texte bref, et une gravure, des monotypes, des dessins, des lithographies... La nuit je cherche l'eau d'Anne de Roo et Dominique Van den Bregh, Le violon de Soutter, de Pierre Furlan et Alain Petre, Cinéma, de Frédérique Dolphijn et Loren Capelli, Les oiseaux de Messiaen de Nicole Malinconi et Mélanie Berger. ..   

 "Il ne s'est rien passé. Pourtant, toujours silencieuse, la phrase couve." (p.21)

         

Ed l attente

    Un autre stand où s'attarder : celui des éditions de l'Attente. Des livres comme autant de vitamines, des concentré d'énergie. Chacun est une petite machine à faire danser la langue, et se prête joyeusement, férocement au jeu, s'ébouriffe, s'éclate, se constelle. Des dix premières années d'existence de cette maison qui proposait les textes d'auteurs par le biais des revues et de la micro-édition en reprographie, il reste toujours le goût des ouvrages où l'artiste, le graphiste, le maquettiste jouent avec la partition donnée par l'auteur.

      "Elle offre sa cage aux oiseaux à qui la reluque, à qui glapit, à qui frissonne, à qui bande pour elle. À lui aussi, elle la lui offre." (p.25)

          "Insaisissable, rangée au rayon des courants d'air, elle traverse la piste comme la vie sans rien vouloir d'autre." (p.26)

          Une découverte  : aux éditions Elyzad, deux recueils superbes de Tahar Bekri, Au souvenir de Yunus Emre, poète turc soufi du XIIIe siècle et Salam Gaza dont nous reparlerons sur ce site. Les deux ouvrages sont bilingues français / arabe.  Tahar bekri 1Tahar bekri 2

  Une tartine poétique dans l'après-midi du dimanche : La Cabane Compagnie a dit et mis en danse un passage du roman de Catherine YsmalIrène, Nestor et la vérité, (Éditions Quidam, 2013). Cette mise en voix et en espace a fait surgir la force de ce texte en faisant résonner sa musique, son souffle. Quelqu'un, une femme naissait  dans une palpitation  singulière.

"Il écoutait simplement le silence et regardait dans l'âtre ce reste : une escarbille." (p.35)

          Enfin, et pour que brille longtemps cette "escarbille", on peut se laisser gagner par l'improvisation poétique de Franck Pruja qui, samedi soir, au cours de l'apéro-lecture au café Le Mondès, a improvisé, faisant feu de tout bois, à partir d'une note inscrite sur sa table "Le bouillon Kub à dix centimes" et des genres associés aux titres de son catalogue d'éditeur (indifféremment à toute théorie des genres, a-t-il précisé).

LE BOUILLON KUB À DIX CENTIMES 

Là-bas : Ode à la paixFrank pruja

Ou, i : Temps et langage

De l'image : Essai lumineux

L'estomac des poulpes est étonnant : Romance                                                     

rup&rud l'intégrale : Collection particulière     

Praxis : Poésie politique

AVE : Abrégé d'Histoire romaine

La poésie en string : Les dessous de la poésie

Le léopard est mort avec ses taches : Fourrure polymorphe 

Priorité aux canards : Élégie inverse

Bienvenue Monsieur Gutenberg : Récit typographique

Loin : Épopée

L'espion de Dieu : Vision des tendances de la création littéraire                                       

Movimento : Scénarios sans écran

Expansion sans profondeur : Grammaire de propos

L'ombre des mots qui n'ont pas d'ombre : Formules grammairiennes

[...]

Arrête maintenant : Monologues ubiques

(reproduit avec l'aimable autorisation de Frank Pruja)

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Les Éditions La Fosse aux ours

          À l'initiative de l'association Le Sel des mots, une rencontre avec Jean-Pierre Balzan qui dirige les Éditions de La Fosse aux ours a été organisée  à la librairie L'Esprit large à Guérande, mercredi 2 avril, une semaine avant Le Salon de La Petite Édition du Pouliguen.

         A l esprit large  Jean-Pierre Balzan se présente comme un "petit éditeur indépendant". Interrogé par Éric Pessan, il raconte comment il a créé "tout doucement"dans les années 1997, sans diffuseur ni distributeur, une maison d'édition à Lyon, dans le quartier de La Fosse aux ours, avec une vocation de défricheur. Le succès qui a permis a l'entreprise de se poursuivre est venu assez rapidement avec la publication de Mon grain de sable de Luciano Bolis en 1997. Michel Polac a fait l'éloge du roman sur les ondes de France-Inter. Le catalogue rassemble aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix titres en littérature française et étrangère. Chacun est assumé. Bien plus, L'éditeur reconnaît  qu'il dit "mes" livres en parlant des ouvrages publiés, "qu'il y a une appropriation". Et c'est désormais Harmonia Mundi qui est le diffuseur de La Fosse aux ours. Jp balzan e pessan

          Des romans pour le goût des histoires, quelques essais, mais pas de poésie ? Non, pas de poésie, mais des auteurs dont l'écriture saisit comme celle des grands poètes. Des exemples : Mario Rigoni Stern, que la Fosse aux ours a largement contribué à faire connaître en France en publiant tous ses livres (à l'exception de Histoire de Tönle, paru chez Verdier), Serge Airoldi, Jean-Pierre Spilmont... [Des extraits des oeuvres de ces auteurs dans l'anthologie sur ce site]

          Et cette remarque de Jean-Pierre Balzan, à méditer :

Ed la fosse aux ours

"Le coût de fabrication d'un livre n'a jamais été aussi bas. Ce qui est difficile, c'est de vendre les livres", étant entendu que le livre est un objet, ce bel objet au papier tramé, à la couverture pourpre, ocre ou verte sur laquelle, longtemps, l'éditeur collait lui-même, à la main, une vignette soigneusement élaborée, choisie. Le travail du livre, sa diffusion, sa vente et sa lecture prennent du temps et restent un engagement, c'est ce que rappellent des rencontres comme celle-ci.

          

          Merci à Nadine Dumas de la librairie L'Esprit large d'avoir accueilli cette réunion.

          Merci au Sel des Mots d'avoir organisé cette rencontre.

          Salon de La Petite Édition du Pouliguen, du vendredi 11 au dimanche 13 avril, de 10h à 19h, salle Baudry

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Mélodies du XXe siècle

          Quel singulier dialogue les oeuvres de trois créateurs, un poète, un musicien, un artiste, ouvrent-elles lorsqu'elles se rencontrent dans l'espace d'une exposition ?

          C'est à cette découverte qu'invite l'exposition de linogravures de Monique Boulant, Mélodies du XXe siècle, au Fort de Villès à Saint-Nazaire.

         P1070633 À l'origine de ce travail, il y a des poèmes d'Apollinaire, Jules Renard, Léon-Pal Fargue, Paul Gilson, Paul Éluard, mis en musique par Satie, Honegger, Dutilleux, Ravel, Poulenc... Monique Boulant à ouvert un autre chemin vers ces oeuvres en réalisant une série de gravures que l'on peut contempler pour elles-mêmes, ou en relisant le texte du poème ou en écoutant la mélodie qui les épouse et les déborde.  P1070635

          Les gravures témoignent d'une inventivité et d'une fraîcheur qui émerveillent. Elles sont d'une facture très sûre où l'on trouve la qualité du dessin, la précision du trait, l'art de la composition qui caractérisent cette artiste.

         Quelle rencontre ici est proposée ? Ni la poésie, ni la musique ne sont le visible. Et voici que l'artiste montre. Comment l'image accompagne-t-elle la danse des mots ? Dans quelle attention ? dans quelle attente ? dans quel désir ? Yves Peyré, dans un très beau livre, Peintures et poésie, Le dialogue par le livre, (Gallimard, 2001) remarque que tout livre de dialogue "naît de l'envie de [...] vérifier les ressources propres à la parole en la confrontant à son autre, à son tout-autre, qui, au plus profond, est surtout son tout-proche." (p.42) Monique Boulant, qui s'est également confrontée à l'écriture, aura peut-être cherché dans ce dialogue avec les poèmes la présence de ce qu'elle cherche dans la défaillance des mots en écrivant.

          Et ce qui est beau, tendrement poignant aussi, est ce frémissement d'une rencontre "toujours [ancrée] dans la ferveur de l'existence", comme le souligne Y. Peyré.    Monique boulant

Mélodies du XXe siècle, linogravures de Monique Boulant, Fort de Villès, Saint-Nazaire, le samedi et le dimanche jusqu'au 6 avril 2014,  de 15h à 19h.

Voir l'album photos de l'exposition : Mélodies du XXe siècle

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Printemps des Poètes à L'Embarcadère

           Vendredi 21 mars 2014, la librairie L'Embarcadère récemment ouverte à Saint-Nazaire fêtait son premier Printemps des Poètes.

           Trois auteurs étaient invités :

Printemps des poetes e   Paul de Brancion pour son livre Qui s'oppose à l'Angkar est un cadavre,

  Mickaël Glück por son recueil Tournant le dos à, 

   Sophie Roch-Veiras pour un premier ouvrage 1, 2, 3 Soleil.

  Ils étaient accompagnés par leur éditrice Catherine Tourné des Éditions Lanskine qui a brièvement présenté chacun d'eux.

  Le temps de lecture par chaque auteur d'extraits de son ouvrage a installé un beau silence plein d'émotion. Paul de Brancion a également lu quelques poèmes de Bruno Normand, auteur édité aussi par Lanskine. Puis un échange animé par Agathe Mallaisé, libraire de l'Embarcadère, a prolongé la découverte des poèmes par une réflexion sur la crête périlleuse où se tient le poète entre le pouvoir de la parole et l'impuissance à dire.

Librairie L'Embarcadère, 41 avenue de la République à Saint-Nazaire

Paul de Brancion : http://www.brancion.eu/

Michaël Glück : http://www.recoursaupoeme.fr/po%C3%A8tes/micha%C3%ABl-gl%C3%BCck

 

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